Activités et domaines spécifiques de recherche

Publié le par des kuns

Champ 1 : Le tourisme, au-delà du simple déplacement d’une partie toujours plus importante de la population dans le cadre des loisirs, les pays qui l’inspirent, ceux qui le reçoivent, dispose de son propre processus de développement qui implique des territoires, des économies, des identités et des cultures. Il raccourcit les distances en donnant du monde une impression de finitude tandis que les sciences sociales cherchent à ouvrir leurs champs d’analyse pour comprendre les mentalités des usagers du tourisme en effectuant des recherches caractérisées par une nécessaire transversalité, en supprimant à l’image des voyages les frontières existantes. Cependant cette finitude qui semble marquer la fin des distances physiques ne conduit pas au fameux « village global » présenté dans les années soixante comme la solution aux problèmes de compréhension entre les hommes et aux difficultés de vivre ensemble. Or, à l’évidence, ce village global n’existe pas et les voyages, les mobilités touristiques et les communications de tous ordres en rendant visibles toutes les différences, accentuent les inégalités, réveillent les identités, et mettent la culture au centre des revendications de respect et d’auto-détermination. Les mobilités touristiques, toujours plus nombreuses souvent plus lointaines, dévoilent, de fait, une extraordinaire différence culturelle, religieuse et philosophique, comme si la fin des distances physiques servait de révélateur à l’étendue des distances culturelles.

Si l’on retient les mots de Marc Boyer sur une éventuelle mort du tourisme « Contemporain des révolutions, le tourisme s’épanouit dans la civilisation industrielle, il n’est certes pas de tous les temps : le «  monde ancien » traditionnel l’ignorait. La « civilisation post-industrielle » en gestation le connaîtra-telle toujours ?.... », la solution au maintien du phénomène touristique, tout au moins tel que nous le connaissons aujourd’hui passe, me semble t-il par une meilleure compréhension du triangle Voyages-Cultures-Identités. Le phénomène du voyage et le voyageur lui-même, révélateur (parmi d’autres) de ces distances culturelles et aux conséquences que l’on peut lui attribuer sur les traditions, les cultures et les identités est au centre de mon travail de recherche. Par ailleurs, et en relation avec les distances culturelles, nous nous attachons à analyser la quête d’authenticité et les situations de multi-culturalité et d’inter-culturalité auxquelles elle conduit. L’observation de l’altérité inhérente aux mobilités touristiques nous amène également à travailler sur le concept de communautés et plus particulièrement de communautés autochtones et les conséquences en termes de relations avec les communautés de touristes sur le plan de l’acculturation.

 


Champ 2 : Etude des impacts du tourisme sur les identités et les communautés du bassin méditerranéen conçu comme « territoire touristique » et plus particulièrement du Languedoc-Roussillon et des Baléares que l’on peut considérer comme de véritables laboratoires du tourisme.

Le poids et l’histoire du tourisme sur le littoral de l’ensemble des pays méditerranéens retient tout particulièrement notre attention pour une meilleure connaissance d’un certain nombre des pays riverains de la Méditerranée (Espagne, Monaco, Italie, Slovénie, Croatie, Serbie-Montenegro, Bosnie-Herzégovine, Grèce, Turquie, Liban, Tunisie, Algérie et Maroc) et de l’implication des différentes collectivités locales au sein de l’Arc Latin. .

 

Champ 3 : Analyse des mécanismes de la coopération transfrontière et des conséquences qui en résultent en termes d’affirmation et de ré-affirmation d’identités et de recomposition de territoires

L’organisation d’un colloque (« Tourisme transfrontalier », JAT de 2004), l’encadrement de mémoires au sein du Master de Relations Transfrontalières et une implication concrète au sein des réseaux d’acteurs de la coopération, porteurs de projets le plus souvent financés par des Fonds structurels (MEDA, LEADER et INTERREG) nous ont permis d’esquisser une approche du rôle des élites intermédiaires et plus particulièrement la mise en évidence des pratiques informelles qui génèrent ces relations transfrontières : règles, déterminants économiques, espaces géographiques des activités engagées (aménagement, culture, formation, santé, environnement,...), modalités de fonctionnement de ces lieux d’activité (organisation, représentations et cartes mentales), thèse et divers travaux (bilans et typologie des relations transfrontalières).

 

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