La quête de l’authenticité dans le tourisme, inter culturalité ou multi culturalité ?

Publié le par Des Kuns

 

 

Après avoir retracé rapidement l’évolution du tourisme de masse et rappelé le manque d’intérêt pour la culture de l’Autre qui caractérise le touriste qui, de fait, se déplace plus qu’il ne voyage, nous présenterons la quête d’authenticité comme une éventuelle alternative à ce manque de curiosité, à partir des travaux du réseau ANT-ARQ (Amérique latine), des principes définis dans la Déclaration de Manille de 1980, de la Charte d’ICOMOS de 1999 et de la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle (2001), en privilégiant les travaux de Dean Mc Cannell. Nous montrerons comment la recherche de l’authenticité chez l’Autre si elle est nécessaire est loin d’être suffisante et peut conduire à nier aux indigènes tout droit au libre choix de leurs traditions, voire à un racisme culturel à peine déguisé selon l’approche, multi culturalité ou inter culturalité, retenue.

Mots-clés : tourisme, identités, inter culturalité, multi culturalité

 

Is the quest for authenticity in Tourism a matter of inter-culturality or of multi-culturality?

 

Tourism,territory and sustainable development

 

After   quickly  outlining the evolution of mass tourism  and  reminding you of the lack of interest for the Other One's culture that characterizes the tourist  who ,thus ,moves more than he travels,we will present the quest for authenticity as a potential alternative to this lack of curiosity ,drawing on  the work done by the ANT-ARQ(Latin America) network on the principles defined in the 1980 Manilla Declaration,the 1999 ICOMOS Charter,and upon the 2001 UNESCO universal declaration about cultural diversity ,and by focusing on Dean Mc Cannell's work. We will show how the search for authenticity in the OTHER ONE is far from being sufficient ,however necessary it may be,and may lead to denying natives any right to the free choice of their traditions, and even to a hardly disguised cultural racism ,according to the selected approach ,either multi-culturality or inter-culturality  .

 

key-words:tourism,identities,interculturality,multiculturality

 


 

 

« Les pays du tiers-monde ne sont plus seulement les pourvoyeurs en matières premières du monde industrialisé mais également son réservoir d’exotisme et son camp de vacances »   

Le tourisme international est, aujourd’hui, un phénomène de masse, son évolution depuis les années 60 peut s’expliquer notamment par l’amélioration des moyens de transport et la baisse relative de leurs coûts, la diminution du temps de travail et l’augmentation du pouvoir d’achat, les progrès de la médecine et la sécurisation médiatisée de nombreux espaces géographiques. Fait de civilisation, le tourisme est un « rituel expressif », un ensemble de pratiques codées exutoires à une vie considérée souvent comme contraignante et peu valorisante de la société occidentale comme nous le rappelle Alain Laurent « Tout se passe en effet comme si les vacances assumaient une fonction à l’échelle de la société globale, ou plutôt un ensemble de fonctions permettant à cette société urbaine et industrielle de se régler sur un mode « homéostatique ». autrement dit, parce qu’elles jouent un rôle de récompense et de soupape, et par suite d’intégration, les vacances concourent à rendre plus ou moins supportable le monde dans lequel nous vivons, à maintenir du même coût la société globale en l’état, d’où la légitimité du recours au concept cybernétique d’« homéostasie ». Lié au cycle annuel du travail mais aussi aux étapes de la vie, notamment mariage et départ à la retraite mais également entrée dans la vie adulte, promotion professionnelle, etc.…, le tourisme semble avoir pour motivation essentielle la jouissance dans l’Ailleurs et la rencontre de l’Autre. A l’instar d’autres consommations culturelles, « on se fait un pays » comme on se fait une toile ou un livre dans une volonté non dissimulée de s’approprier quelque chose sans apporter quoique ce soit en échange (on ne voyage plus, on se déplace). En ce sens, le tourisme peut apparaître aux yeux des populations autochtones comme une forme de néocolonialisme, dans le prolongement des relations asymétriques antérieures avec des pays économiquement plus développés.

Dans ce contexte, la recherche, la quête de l’authenticité peut apparaître de prime abord comme une tentative alternative où une volonté de découverte des populations indigènes, de leurs valeurs, de leur culture est le principal attrait. Le concept d’authenticité est abordé dans cette étude sous l’angle des relations entre les touristes et les communautés locales à partir des travaux du réseau ANT-ARQ (Amérique latine), des principes définis dans la Déclaration de Manille de 1980, la Charte d’ICOMOS de 1999 et la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle (2001), en privilégiant les travaux de Dean MC Cannell. Ce dernier voit dans le tourisme un rituel central, un paradigme du mode de vie de toute société moderne (et complexe) ce qui amène à une réorganisation de l’offre autour des 3 E (entertainement, excitement, education) en opposition au modèle traditionnel des 4 S (sea, sex, sand and sun).

Le touriste se déplace dans le but d’expérimenter des « interactions authentiques » avec d’autres individus qui lui permettent de connaître leur vie quotidienne dans un contexte différent. De fait, la conservation des attributs de certains groupes ethniques peut s’expliquer dans le cadre de l’interaction avec les touristes. La récupération de la mémoire qui est ainsi opérée, mémoire de douleur, de souffrance, d’impuissance mais aussi de solidarité, devient source d’identité, et par là même souvent de résistance face à certaines menaces de contrôle par des groupes sociaux dominants.

Ces derniers réclament un mode d’« authenticité » qui ne se définit que par son degré de relation avec le sens qu’eux-mêmes donnent à l’authenticité, l’objet « authentique » doit être proposé par un vendeur « authentique » et issu d’un mode de production « authentique ».

Dans les fait, il faut distinguer avec Erwin GOFFMAN les notions de « front », espace montré aux touristes, réduit le plus souvent aux lieux d’échanges marchands, échoppes, halls d’hôtels, restaurants « typiques » et de « back », qui concerne a contrario tous les espaces non dédiés aux touristes et réservés à la vie privée des indigènes. Dans notre vie de tous les jours, nous adoptons des comportements différents à l’égard de ces deux notions, il est donc facile de comprendre que jamais le touriste ne pourra satisfaire son désir d’accéder à la vie quotidienne « authentique » de l’autochtone qui, par définition, se déroule dans le « back » loin de sa vue.

Dès lors, la constatation de l’absence d’authenticité ou son corollaire, la présence d’un indigène trop identique dans sa manière de penser, de s’habiller d’adopter les mêmes objets symboliques, dérange le touriste, c’est le classique effet SQUANTO décrit par Clifford. Squanto était l’indien qui accueillit les émigrants en 1620 à Plymouth, Massachusetts et les aida à affronter les dures conditions de vie durant leur premier hiver sur le sol américain…et qui parlait et se comportait comme un anglais de bonne souche ! La principale conséquence de l’effet Squanto n’est pas tant l’étonnement somme toute normal, lié à la perception d’une anomalie mais plutôt la difficulté éprouvée par le touriste à assimiler, à trouver une explication rationnelle, satisfaisante et en même temps sécurisante au fait que l’indigène qu’il découvre ne correspond pas du tout à la représentation attendue du « local » dans sa différence fondamentale avec lui-même. En ce sens, le tourisme ethnique (durable ?) rassure dans sa promesse de rencontre avec de vrais indigènes, le touriste peut y trouver une garantie à sa quête de l’Autre et de l’Ailleurs et éviter de se poser des questions dérangeantes sur d’éventuelles hybridations culturelles et plus fondamentalement sur le processus de construction des identités.

Par ailleurs, le rapprochement culturel trop manifeste d’indigènes envers la culture dominante des visiteurs n’est pas sans conséquences pour ceux qui s’y essaient, et ce rapprochement, considéré comme un déni, un renoncement est logiquement taxé de collaboration et de trahison comme dans l’exemple de La Malinche, maîtresse de Cortes.

Ainsi, la quête d’authenticité, telle que nous l’avons présentée, a tendance à s’inscrire essentiellement dans un contexte de multi culturalité et à répondre à un système de représentations sociales, à un certain imaginaire des touristes quant aux groupes indigènes, que ces derniers partagent et, il faut le souligner, utilisent en retour pour classer et ainsi simplifier les relations envers des touristes si nombreux et aux cultures si diverses qu’elles imposent cette catégorisation réductrice. Cette attitude est, le plus souvent de manière inconsciente, typique d’une discrimination ethnique, d’une absence de reconnaissance réelle, d’un mépris vis-à-vis d’individus sur la base de leur appartenance à un groupe social stigmatisé culturellement, on peut parfois constater qu’elle est aussi le support, conscient cette fois, de discours racistes utilisés par des groupes sociaux pour parler de « race » et d’infériorité de certains peuples ou communautés sans mentionner la « race » ni même suggérer l’infériorité. L’emploi du terme culture est alors utilisé systématiquement en substitution de celui de « race », il s’agit alors d’une forme de racisme culturel (Bretin, 1992) (Balibar, 1991) dont on retrouve des manifestations dans de nombreux mouvements sociaux depuis le phénomène « NIMBY » (Not In My Back Yard) jusqu’aux mouvements ethniques qui caractérisent l’univers urbain de l’Angleterre et des Etats-Unis notamment.

Par ailleurs, partie intégrante de la vie de nombreuses communautés locales, le tourisme, tout particulièrement à travers une de ses manifestations, la quête d’authenticité, est un des facteurs de la construction d’identités collectives, conçues sur le plan relationnel et non essentialiste. Barth souligne à cet effet que « la conservation des groupes ethniques implique non seulement des critères et des signes d’identification mais aussi des structures d’interaction qui permettent la persistance de différences culturelles ». Le langage mais aussi la tenue vestimentaire ou encore les valeurs morales retenues pour juger certaines situations sont des signes distinctifs d’identité de l’indigène (mais du touriste aussi) dans la confrontation avec des personnes étrangères, de nature relationnelle et dont le pouvoir explicatif se limite à l’interaction avec l’Autre.

Les cultures locales sont les principales sources d’identité personnelle, elles sont le cœur de l’identification primaire qui nous permet d’accéder à d’autres paradigmes d’identification secondaire. Les identités nationales, au contraire, sont des constructions sociales qui répondent à des contraintes de cohésion interne des Etats-nation. L’Etat est le mécanisme de médiation d’un ensemble de processus sociaux, il n’est plus que rarement l’expression d’une volonté collective et d’une identité nationale ontologiquement préexistante, au contraire, il construit l’identité nationale à travers l’éducation publique, la promotion d’une langue qui garantisse une communication pluriculturelle, une culture (traditions, le plus souvent inventées, mythes fondateurs, folklore, etc.…) qui assure une homogénéité de valeurs, et une histoire qui permette une identification de sujets différents avec un passé commun. Il est important de souligner ici que la langue et l’histoire imposées sont celles de la culture hégémonique et que c’est ainsi que se met en œuvre la colonisation de l’imaginaire social des cultures « secondaires ». Or, si l’identité culturelle amène un « ancrage pour l’auto identification [des personnes] et l’assurance d’une appartenance stable… », cela suppose aussi que l’auto estime de l’individu est liée à l’estime dont bénéficie son groupe ethnique ou national. Si une culture ne jouit pas d’un respect général, la dignité et le respect de ses membres vis-à-vis d’eux-mêmes seront menacés. La création d’une culture homogène par l’Etat national soumet, gomme graduellement, les dimensions ethniques et régionales pour aboutir à une identité nationale, la communauté imaginée d’Anderson et c’est paradoxalement le tourisme dans sa quête d’authenticité qui permet, au moins en apparence de « ressusciter » les cultures locales/régionales.

Il faut ici préciser que la distinction faite communément entre identités individuelles et collectives ne nous semble pas pertinente. En effet, Berger et Luckmann ont montré que toute identité est individuelle et qu’il ne faut pas confondre le caractère collectif d’une nation ou d’un groupe ethnique avec le concept d’identité collective. Si l’on admet que l’identité primaire de l’être humain est sa nature intrinsèque, fondée sur le potentiel humain universel, les identités culturelles sont des identités secondaires. « …Du point de vue démocratique, l’identité ethnique d’une personne ne constitue pas son identité primaire, et pour important que soit le respect de la diversité dans les sociétés démocratiques multiculturelles, l’identité ethnique n’est pas la base de la reconnaissance d’une même valeur et de droits égaux. Elever l’identité ethnique, qui n’est que secondaire, à un rang égal voire supérieur à l’identité universelle d’une personne affaiblit les bases du libéralisme et ouvre les portes à l’intolérance ». Ainsi, l’attitude qui, relevant des thèses multi culturalistes, « ressuscite » une identité pour mieux l’empêcher d’évoluer, et fige l’Autre dans sa livrée de bon sauvage (la liste est longue qui va de l’africain à demi nu à l’indien à la parure de plumes en passant entre autres par le mexicain et son sombrero ou encore le français et sa traditionnelle baguette sous le bras), en valorisant à l’excès les différences, partant les identités secondaires est pernicieuse, conduit à une impasse au plan de la communication interculturelle.

En effet, le respect des identités primaires, traits communs de l’espèce humaine, doit passer avant le respect des identités secondaires (culturelles et de genre notamment). La tolérance est avant tout respect de la différence, la reconnaissance, moteur de l’inter culturalité, y ajoute l’appréciation. A la différence de la tolérance, la reconnaissance suppose la compréhension de l’Autre, en se mettant à sa place. La compréhension est elle-même non seulement cognitive mais affective, fondée sur l’empathie, difficile d’éprouver de l’empathie pour son prochain et de le mépriser. L’identité des individus est conditionnée par la reconnaissance ou le mépris manifesté par les Autres. La fausse reconnaissance ou le manque de reconnaissance des identités culturelles peut être une forme d’oppression. C’est le cas des politiques multiculturelles qui appliquent aux cultures les principes d’« écologie culturelle », « la protection des traditions et des formes de vie que représentent les identités doit bénéficier en dernier recours, à la reconnaissance de ses membres, elle ne doit en aucun cas être entendue comme une protection administrative des espèces. Le point de vue écologique de la conservation des espèces ne peut être appliqué aux cultures. Les traditions culturelles et les formes de vie qui les animent se perpétuent par le fait qu’elles conviennent à ceux qui les adoptent et les intègrent dans leurs structures de personnalité, c'est-à-dire parce qu’elles motivent leur appropriation productive et leur poursuite. ».

En conséquence, lorsque la quête d’authenticité favorise en retour « la restauration, la conservation et la récréation fictive des attributs ethniques » de certains groupes et reconstruit une ethnicité à partir de formes conservées et récupérées pour le divertissement d’autres groupes ethniques, le folklore vient se substituer à la culture et en s’insérant dans le cadre de l’organisation touristique opère une mystification, « le touriste voit moins le pays que les attractions que ce pays organise à son bénéfice. Il lui est rarement donné de voir une culture vivante, mais beaucoup plus souvent des échantillons rassemblés et embaumés pour son usage exclusif ou encore des attractions organisées pour lui […] Partout de pittoresques indigènes façonnent des images d’eux-mêmes en carton bouilli ; et pourtant cette volonté de pittoresque ne parvient trop souvent qu’à produire une pâle imitation du film en technicolor que le touriste va vérifier sur place ».

Ainsi, en dehors de l’aspect pécuniaire, il semble difficile de penser que la rencontre « touriste-indigène » puisse toujours donner lieu à un quelconque enrichissement et que la quête de l’authenticité soit satisfaite. Cependant, et pour autant qu’elle obéisse à une démarche respectueuse d’inter culturalité, seule garante de l’exercice de l’autonomie, et du libre choix par les individus de leurs traditions, elle peut participer positivement à la construction par les acteurs de leur propre identité. A contrario, lorsqu’elle se place dans le camp de la multi culturalité et de l’écologie culturelle qui ignorent l’importance du droit à l’autodétermination culturelle, à la confrontation nécessaire des individus avec leur propre culture et celle des Autres, elle devient un obstacle à l’exercice de l’autocritique sociale comme condition d’une auto transformation culturelle potentielle.

Le tourisme n’est-il pas au fond comme le soutenait Roland Barthes une activité inauthentique, frivole et superficielle, caractéristique des « pseudo évènements » de la société capitaliste moderne ?.

 


BIBLIOGRAPHIE

 

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Les exemples ici sont nombreux, on peut citer celui de l’Espagne confrontée à la demande de reconnaissance en qualité de nation par la Catalogne.

Aussi bien au niveau d’un Etat nation eu égard aux cultures régionales qu’au niveau mondial eu égard aux « cultures nationales ».

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Au sens d’entertainement.

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Déclaration de Manille (OMT, 1980): « Le droit à l'utilisation du loisir et en particulier le droit d'accès aux vacances et à la liberté du voyage et du tourisme, conséquence naturelle du droit au travail, sont reconnus comme éléments d'épanouissement de la personne humaine par la Déclaration universelle des droits de l'homme ainsi que par la législation de très nombreux Etats. Il entraîne pour la Société le devoir de créer pour l'ensemble des citoyens les meilleures conditions pratiques d'accès effectif et sans discrimination à ce type d'activité. Un tel effort doit être conçu en harmonie avec les priorités, institutions et traditions de chaque pays en particulier ».

R. BARTHES, Mythologies, Seuil, Paris, 1957.

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